Futurs changements
climatiques régionaux et mondiaux
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9.12 |
Le climat a changé au cours du XXe siècle ; des changements
plus importants sont prévus pour le XXIe siècle. |
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9.13 |
Tous les scénarios du RSSE indiquent que la température
moyenne mondiale à la surface continuera d’augmenter au XXIe siècle, à
un rythme probablement sans précédent au cours des dix derniers millénaires,
comme le confirment les données paléoclimatiques (Figure
9-1b). Très probablement, la quasi totalité des zones terrestres
se réchaufferont plus rapidement que la moyenne mondiale, en particulier
celles situées aux latitudes élevées septentrionales pendant la saison
froide. Il y aura très probablement plus de jours chauds ; moins de jours
froids, de vagues de froid et de jours de gel ; et la fourchette de températures
diurnes sera moins large. |
Q3.7, Q3.11, & Q4.5 |
9.14 | Dans un monde plus chaud, il y aura
intensification du cycle hydrologique. Les précipitations moyennes
mondiales devraient augmenter. Des précipitations plus intenses (et par
conséquent des inondations) seront très probables sur de nombreuses régions.
Une sécheresse estivale et un risque connexe de sécheresses seront probables
sur la plupart des zones intérieures continentales à moyenne latitude.
Même si l’ampleur du phénomène El Niño ne change pas ou change peu, l’élévation
des températures à l’échelle mondiale entraînera probablement des extrêmes
plus importants de sécheresse et de fortes précipitations, et augmentera
le risque de sécheresses et d’inondations associé au phénomène El Niño
dans nombre de régions. |
Q2.24, Q3.8, Q3.12, Q4.2, & Q4.6 |
9.15 | Dans un monde plus chaud, le niveau
de la mer s’élèvera, principalement en raison de la dilatation thermique
et de la fonte des glaciers et des calottes polaires, et cette élévation
se poursuivra pendant des centaines d’années après la stabilisation des
concentrations de gaz à effet de serre. Ceci est dû aux longues
échelles temporelles nécessaires à l’adaptation des profondeurs océaniques
aux changements climatiques. Les inlandsis continueront de réagir aux
changements climatiques pendant des milliers d’années. Selon les modèles,
un réchauffement local (moyenne annuelle) de plus de 3 ºC, qui se poursuivrait
pendant de nombreux millénaires, entraînerait à la fonte quasi totale
de l’inlandsis groenlandais et serait accompagné par une élévation du
niveau de la mer de 7 m environ. |
Q3.9, Q3.14, Q4.15, & Q5.4 |
9.16 | Les incertitudes clés qui influent sur la quantification et le détail des prévisions des futurs changements climatiques sont celles associées aux scénarios du RSSE, et celles associées à la modélisation des changements climatiques, notamment en ce qui concerne la compréhension des rétroactions clés dans le système climatique, et en particulier les incertitudes à propos des nuages, de la vapeur d’eau et des aérosols (y compris leur forçage indirect). Si l’on tient compte de ces incertitudes, on peut prévoir une fourchette d’augmentation de la température à la surface, pour la période entre 1990 et 2100, de 1,4 à 5,8 ºC (voir Figure 9-1b) et d’élévation du niveau de la mer de 0,09 à 0,88 m. Il existe une autre incertitude pour ce qui est de la compréhension de la distribution théorique associée aux prévisions des températures et du niveau de la mer pour l’ensemble des scénarios du RSSE. Des incertitudes clés existent également à propos du détail des changements climatiques régionaux et de leurs incidences, ceci en raison des capacités limitées des modèles régionaux et des modèles mondiaux qui les contrôlent, et des résultats contradictoires fournis par divers modèles, en particulier dans certaines régions et pour les précipitations. Les mécanismes, la quantification, les échelles temporelles, et les probabilités associés aux changements climatiques abrupts/non linéaires à grande échelle (circulation thermohaline océanique, par exemple) sont eux aussi entachés d’incertitudes. |
Q3.6, Q3.9, & Q4.9-19 |
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